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December 10, 2005 by
Schul Bernard A l'automne de la vie, il arrive qu'on ressente en pensée la brise
printanière qui, parcourant les couloirs du temps, vient à nouveau
flotter sur ce lac.
Si l'on parvient mentalement à maintenir cet état, on se revoit alors
aux côtés de celui ou de celle qui, jadis, partageait nos émois.
Un instant, on voudrait enfourcher la bicyclette pour aller voir encore
plus loin; mais sagement à présent on s'abstient, par crainte que
l'idyllique vision, de ce fait, à jamais disparaisse.
Alors, on s'assied et on regarde en silence; et si la brise, par son
intensité, de nos yeux trop sensibles fait s'échapper des larmes, on
les laisse couler, car on sait désormais que c'est d'elles que sont
faites les eaux calmes de ce lac.
Bernard
Citations